C’est officiel, une semaine pour « concevoir les archives ». Ce thème sera aussi celui mis à la table lors de la conférence de l’ICA Adelaide qui se tiendra en date du 21 au 25 octobre 2019. Sur le site de l’ica.org, les séances de la conférence vont s’étendre du mardi 22 au jeudi 24 octobre. Sans oublier que c’est le 21 mars (donc aujourd’hui) que la date limite des propositions pour ladite conférence sera atteinte.
Il y’a quelques semaines, dont le 4 mars dernier, nous avons eu vent de ce thème et l’avons publié aussi tôt sur notre page Facebook. Une semaine pour les archives, c’est l’idée qui a été retenue de ce commentaire de Christine Trembleau sur le PIAF (Portail international des archivistes francophones).
Raison, le 9 tombe un dimanche, veille du lundi de Pentecôte. Une décision qui vient être pour la communauté des archivistes du Cameroun une situation opportune. Cette thématique si l’on s’arrête un peu dessus, vient placer l’humain au centre du métier d’archiviste.
Pour prendre un propos de Christine Trembleau

« Du papier au numérique, comment concevez-vous vos archives au 21e siècle ? ».

Une question qui est bien plus que porteuse de sens, elle vient soulever plusieurs enjeux et acteurs intervenants de manière directe ou indirecte sur le métier et l’évolution des documents archives aujourd’hui.
Le mot d’ordre est lancé 

[… Partagez avec nous votre vision des archives et de votre profession et montrez-nous comment vous célébrez les exploits des archivistes du lundi 3 au dimanche 9 juin 2019…].

C’est clair cette année, il y’a du travail à faire. Pas pour simplement organiser une activité sur une journée de 7 heures ou plus. Mais, de planifier et mettre en œuvre le faire savoir, le savoir-être et savoir-faire pour relancer l’image des archives et des archivistes auprès du grand public.
Plus que jamais engagée à la cause des archives au Cameroun, l’ACA se doit par ses multiples représentants de mobiliser les forces vives pour faire un écho encore plus haut pour que l’impulsion de 2018 ne soit pas seulement une conclusion abrégée, mais le début de l’arrivée de la lumière. Faire la fierté des archives et des archivistes au Cameroun c’est l’objectif. Il ne sera pas question d’hésiter sur les moyens, mais plutôt de mettre le paquet.
Les voies sont diverses, elles dépendront de ce que chacun aura choisi. Surtout qu’il faut noter que les astuces qui font leurs preuves chez l’un ne le feront pas forcément chez l’autre. Être inventif, sans s’écarter des objectifs. Il va falloir impliquer les producteurs autant que possible, le top management, encore plus.

Plusieurs modèles se présentent parmi les plus en vue se présente : les conférences, les portes ouvertes, les échanges, la conception des affiches, le montage des films documentaires, etc. bien sûr, il ne faut pas hésiter à aller sur le site de l’ICA, vous y trouverez des suggestions : plaquette, affiche, logo, etc. À chacun de mouler ces outils et gadgets à sa guise pour accompagner sa stratégie.En attendant, la Direction des archives nationales cette année, comme les précédentes pourra proposer d’ici peu une appropriation du thème aux couleurs du Cameroun. Dans le but de rapprocher le thème aux réalités qui sont les nôtres et permettre à la République tout entière de marché en phase. Et, toucher les difficultés qui sont les nôtres et y apportés des pistes de réflexion et des solutions sur mesure.
Une semaine de fête dès demain chacun devra déjà dresser ses axes de réflexion sur des croquis. Le public doit être au courant que c’est la fête de Noël des archivistes, il va falloir attirer le public pour faire comprendre. Tout le monde doit participer, quels que soient le niveau et le périmètre d’action.

Le 10 juin 2019 viendra l’heure des bilans, des questionnements et un moment pour repenser les prochains challenges.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons cette journée, plutôt cette semaine des archives. Il sera encore vu du bon œil de multiplier les passages aux émissions télévisées et radiophoniques pour la cause des archives. Un bon signal à l’égard des collègues et du grand public. Faire bouger les lignes de la mauvaise habitude pour faire sortir les archives du Cameroun des couloirs obscurs menant le plus souvent vers des sous-sols humides et encastrant un air non respirable.
Ce métier noble, ce métier à part entière doit être revalorisé.

C’est d’un regard très admiratif que la communauté internationale va se tourner vers le Cameroun de Dr Esther OLEMBE pour voir si le passage de ICA a semé une graine nouvelle dans un continent parfois oublié aux grands rendez-vous des archives.
Quel que soit le cas, il va falloir se donner à fond cette semaine qui n’est plus loin quand on sait quels seront les challenges en face.
Bonne fête des archives, surtout concevez les biens, notre planète en a besoin.

OMGBWA yasse

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